Tout sur le Paramoteur - premier atterrissage paramoteur - premier vol paramoteur

1 mars 2011 | Imprimer Tout sur le Paramoteur - premier atterrissage paramoteur - premier vol paramoteur

01/03/2011

Pourquoi le choix du Paramoteur, où partiquer cette discipline, comment aller jusqu’à l’inscription à une formation ?

Nouvel inscrit pour l’obtention du Brevet Paramoteur ( ULM de classe 1 ), j’ouvre cette nouvelle rubrique afin de partager mon expérience tant sur la motivation qui m’a poussé à choisir cette discipline que sur le choix de l’école et de l’instructeur.

Vous pourrez suivre sur ces pages l’évolution de ma formation, des extrait de mes notes de cours pour la partie théorique, mon ressenti et mes émotions pour la partie pratique avec la description et le déroulement des cours sur le terrain.

Tout d’abord ma motivation à la pratique de ce loisir aérien.

Qui n’a pas un jour rêvé de voler comme un oiseau, de rentrer dans la troisième dimension, de flirter avec les nuages.

En lisant un jour un article dans la revue Chasseur d’images du mois de septembre 2010, un article sur Pascal Bourguignon, photographe professionnel installé non loin du Lac de Der dans le nord de la France, j’ai été envoûté par les possibilités ouvertes à la pratique de cette activité permettant de photographier en toute sécurité depuis un point élevé.

Qu’est exactement un Paramoteur ?

Paramoteur dans les Pyrénées

Paramoteur dans les Pyrénées

Le paramoteur est un aéronef de la catégorie des aérodynes. Il est composé d’une voile de parapente, et d’un moteur léger intégré à une cage de protection portée sur le dos du pilote. Une hélice offre la poussée nécessaire. Le décollage se fait à pied ou assis sur un chariot équipé de roues. Il existe des paramoteurs à une ou à deux places.

L’examen de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) consiste en une série de 40 questions, portant sur l’aérologie, les facteurs physiologiques, le matériel, la navigation et la réglementation. (questions communes au Brevet ULM) … 30 bonnes réponses sont exigées.

L’idée s’est alors installée et, dans les jours qui ont suivi, je me suis empressé d’aller surfer sur la toile à la recherche d’informations. J’ai ainsi visionné des centaines de vidéos sur Youtube, ouvert des blogs, lu des centaines d’articles et finalement me suis inscrit dans un forum spécialisé : http://forumparamoteur.fr/index.php puis sur un autre, regroupant des Paramotoristes dans les Pyrénées : http://paramoteur-pyrenees.forumpro.fr

Je ne passais plus alors un seul jour, sans rêver de m’envoyer en l’air (excusez l’expression) sous un grand chiffon propulsé par un énorme ventilateur.

Me voila alors en quête d’une école pour éventuellement commencer des cours.
Ces cours sont en deux parties : La théorie que l’on peut commencer à apprendre seul en se procurant l’excellent livre “La Maîtrise Paramoteur” de François Sieklucki paru aux éditions Cépadués. Livre que vous trouverez à cette adresse : http://www.cepadues.com/chercher.asp?rapid=paramoteur

La Maîtrise Paramoteur

La Maîtrise Paramoteur

Je me suis donc commandé ce livre et, dans la foulée, contacté des pilotes afin de les rencontrer, discuter avec eux et les voir évoluer dans le ciel au pieds des Pyrénées.

Depuis, j’ai contacté plusieurs instructeurs dans ma région, me suis rendu sur les plateformes de formation et laissé murir tout çà, sans précipitation, me disant qu’il serait raisonnable de laisser passer l’hiver, ce qui me permettra de confirmer ou non ma motivation et de faire le bon choix, sachant que l’instructeur m’accompagnera tout le long de cette belle aventure et que dépendra de lui la qualité de la formation assurant la sécurité d’une discipline non sans danger si elle est pratiquée sans les bases indispensables pour voler en bonne autonomie.

Cinq longs mois sont passés et, ce fameux dimanche 27 février 2011, je signais enfin un engagement réciproque auprès de l’instructeur de mon choix. L’école se trouve à 108 Km de chez moi à Jonzac en Charente Maritime, quand on aime, on compte pas les km.

Me voici donc plus motivé que jamais, engagé dans une merveilleuse aventure, sans toutefois vouloir obtenir ce fameux brevet dans des temps records.
Première étape : bûcher la théorie qui est un gros morceau et digérer Altimétrie, Orientation, Météorologie, Aérologie, Réglementation, Navigation, Aérodynamique, Mécanique du vol, Facteur Humain. Autant de chapitres intéressants dans un domaine dont j’ignorais presque tout.

Ma méthode :
j’ai attaqué le premier chapitre sur l’Altimétrie (l’un des plus passionnants) et, lisant le livre, j’en fait un résumé condensé sous éditeur de texte, soulignant les points les plus importants et ceux qui me posent problème dans leur compréhension.

A la suite de çà, je note sur des fiches cartonnées le lexique spécifique à l’aéronautique ainsi les points essentiels sur lesquels il faudra que je revienne souvent.

Voici sur quelle machine ( GMP ) je vais suivre mes cours pratiques (mais je n’y suis pas encore)…

Un GMP Mikalight Yvasion

mikalight-r80
Mikalight Yvasion R80

Samedi 5 mars 2011

Me voila de retour de mon premier cours Paramoteur. Beau temps clair, température idéale, vent 10 km/h laminaire.

Toutes les conditions étaient réunies pour passer une bonne journée sur la Base de Jonzac.
Je me suis donc attelé à l’apprentissage du maniement de la voile au sol.

Me voici enveloppé dans une sellette avec 31 m² de voile qui ne veulent en faire qu’à leur tête. Face à la voile, les commandes inversées, ce n’est pas évident! Les deux premières tentatives se sont soldées par par un échec, mais les 5 autres se sont tout à fait bien passées, j’ai même du demander gentiment à la voile de rejoindre le sol pour cause de gros coup de barre de ma part.

Mon instructeur Paramoteur

Mon instructeur Paramoteur

Sur la photo, ce n’est pas moi, je vous rassure, mais çà viendra…

Première journée totalement positive, avec une envie grandissante de vite progresser jusqu’au jour où mes pieds quitteront le sol.
Prochains cours mercredi 9 mars… il me tarde d’y retourner, même si mon dos et mes jambes me crient “pitié”, c’est la météo clémente qui ne doit pas se refuser.

Paramoteurs dans le ciel de Jonzac

Paramoteurs dans le ciel de Jonzac

14/04/2010

J’anticipe la date du passage de la théorie, j’ai bûché comme un malade… Je tente le coup, on verra bien.
RDV à la DGAC à Bordeaux Mérignac. Étonnamment décontracté, au bout de 20 minutes je quitte la salle d’examen, refusant de relire et corriger mes réponses, la relecture me fais douter.

Rentrant à la maison, je fais des recherches dans les divers QCM tant sur le web que dans les bouquins et j’arrive à comptabiliser + de 30 réponses justes sur les quarante posées. Je suis persuadé de l’avoir.

10 Jours plus tard (c’est long, tres long), je reçois enfin les résultats : 37/40 soit le Brevet Pilote ULM (en effet la partie théorique est commune à tous les ULM) ainsi que le brevet Instructeur de Pilote d’ULM (que l’on obtient à partir de 36/40).

Me voila donc la théorie en poche, libéré de cette partie un peu ennuyeuse mais absolument indispensable pour le futur pilote que je serai.

30/04/2011

Mon tout premier vol !
Grand jour et plein d’émotions….

Samedi c’était le grand jour.
Arrivé sur la base de Jonzac vers 17h30, un vent laminaire un peu en rafale avec de gros nuages menaçants qui semblaient vouloir s’éloigner.

Vers 18h00, Laurent, mon instructeur, sentant un créneau météo favorable, me fait sortir le matériel.
Je m’installe : casque, radio, GMP sur le dos… il me fait faire deux gonflages qui n’ont pas été vraiment réussis car j’avais un nœud à la gorge et le cœur qui battait la chamade.
Grosse angoisse… Il me demande si je suis prêt ou si je préfère me reposer quelques instants… je choisi cette seconde option et, restant équipé, je me mets à genoux pour reprendre un semblant de respiration et faire baisser le rythme de ce tambour qui bat dans ma poitrine.

Deux minutes plus tard, je lui dit on y va !
A partir de là tout se passe très vite : gonflage face voile, stabilisation, demi tour et début de course (si on peut appeler çà une course), Laurent me tirant par devant pour me maintenir dans l’axe.
J’entends alors dans les écouteurs “Gaz à fond !” et me voila vite soulevé, je replie bêtement les jambes et cherche de suite à m’assoir, çà n’a pas loupé, j’ai failli retoucher le sol.
Et puis enfin me voila parti dans une ascension, oubliant l’accélérateur… vite rappelé à l’ordre, je presse la poignée des gaz et me voila montant dans les airs comme un oiseau, un sourire aux lèvres, admirant le paysage qui défile et s’éloigne. Laurent me demande de virer à gauche, ce que je fait gentiment, me voila vent dans le dos, prenant de la vitesse.
Puis nouvel ordre pour revenir ver la cible, bras haut, coupure du moteur et descente magique vers le sol. Là, j’ai pleinement apprécié la descente, réussi un superbe arrondi et me voila au sol sur les fesses !!!

MERDE !!! je me suis exclamé !
Pas grave me dit Laurent, pour un premier vol, on a droit à l’erreur.

Vexé, mais heureux comme un gamin, impossible d’arrêter ce sourire idiot qui ne va plus me quitter de la soirée.

Aujourd’hui, je comprends vraiment ce qui vous pousse à voler, il me tarde ma prochaine leçon et les prochains décos !
Je sais enfin pourquoi les oiseaux chantent !

Une petite vidéo :

14/07/2011

Me voila en fin de formation, petit à petit j’ai pris confiance en moi… encore quelques vols et le brevet est dans ma poche (je dis çà mais seul mon instructeur décidera de la délivrance du brevet.

J’ai commandé ma machine et mon aile, d’ici la fin du mois, je serai équipé et pourrai tester l’ensemble.

Hier sur Arte un magnifique reportage que je vous fais partager :

“L’Afrique des îles et des airs

À bord de son parapente motorisé, Renaud Von Der Meeren explore la “perle de l’océan Indien” en rase-mottes au-dessus des champs de cannes à sucre et de la lagune. Il découvre la plus vieille épicerie de l’île à Port-Louis, assiste à des mariages très chics, rencontre le chanteur Michel Legris, photographie Nico Kux, champion du monde de kitesurf, et parle d’amour avec Sidah, la doyenne des pêcheuses.”

En grand ici :

Une petite vidéo avec ma Voile et mon Moteur…
Quelques semaines avant la fin de ma formation, car j’ai obtenu le brevet le 01/10/2011 et peux voler en autonome.

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4 commentaires pour cet article

  1. Michel dit:

    Félicitations Gipé !
    Je découvre cette vidéo aujourd’hui. J’espère que tu viendras faire quelques photos en vallée d’Ossau avec des angles nouveaux.
    A bientôt.

  2. Jean-Paul dit:

    Merci…

    Le déco et l’attéro ne sont vraiment pas académiques, j’ai fait de réels progrès depuis…

    Dès que j’aurai l’occasion de venir voler en vallée d’Ossau, je te fais signe, peut être pourras tu m’obtenir un coin pour décoller près de Bielle.

    A bientôt

  3. SIEKLUCKI dit:

    Bravo pour tes talents d’écrivain. Depuis ce premier vol tu as du en faire beaucoup d’autres.
    Je te remercie des mots gentils que tu as bien voulu écrire sur mon livre et si cela t’a aidé à avoir 37 sur 40, je n’ai pas perdu mon temps même s’il reste, comme toujours, quelques coquilles dans le bouquin. Amicalement. François Sieklucki

  4. Jean-Paul Falguières dit:

    Merci à toi François pour cet excellent livre, même une fois le brevet obtenu, il reste une source d’informations indispensable et je le réouvre souvent.
    En effet, depuis, j’ai réalisé pas mal de vols… pas assez à mon goût, et le plaisir est immense.

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